Cette rubrique explique comment l’Approvisionnement économique du pays (AEP) évalue la situation actuelle dans ses domaines d’activité : denrées alimentaires, énergie, produits thérapeutiques, technologies de l’information et de la communication, logistique et industrie.
Rapport de situation par l'AEP
Vous trouverez ci-dessous le rapport actuel relatif à la situation de l’approvisionnement. Il est régulièrement actualisé.
Le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz continue d’être limité. À cela s’ajoute que les rebelles Houthis attaquent des navires qui passent par le détroit de Bab el-Mandeb ainsi que des infrastructures pétrolières en Arabie saoudite. Après l’arrêt durable des activités militaires au Proche et Moyen-Orient, la normalisation des flux d’approvisionnement mondiaux prendra plusieurs mois (réparation et remise en service des infrastructures, rétablissement des chaînes d’approvisionnement).
La sécheresse persistante entraîne un étiage du Rhin. Les bateaux ne peuvent de ce fait naviguer qu’avec une cargaison très réduite, ce qui limite fortement les capacités de transport sur ce fleuve pour l’importation de biens vitaux en Suisse.
Les goulets d’étranglement apparaissant au niveau des capacités de transport et les répercussions qui en résultent peuvent être compensés dans une certaine mesure par d’autres modes de transport (rail, route ou pipeline, notamment), grâce aux réserves constituées par les entreprises concernées, ainsi que – pour autant que les capacités nationales soient suffisantes – par une augmentation de la production indigène.
La raffinerie de Cressier (NE) a dû suspendre sa production début septembre en raison d’une panne technique. La production a repris cette semaine. La raffinerie couvre généralement un peu plus de 30 % des besoins de la Suisse en produits pétroliers.
Les acteurs de l’Approvisionnement économique du pays (AEP) suivent la situation en matière d’approvisionnement de très près, avec le concours des branches concernées. Si la situation devait s’aggraver et engendrer des problèmes d’approvisionnement, il serait possible de recourir à des instruments éprouvés pour stabiliser la situation, notamment aux réserves obligatoires.
À ce jour des découverts temporaires dans les réserves obligatoires (libération de jusqu’à 20 % des réserves obligatoires) ont été autorisés pour les fourrages protéagineux ainsi que pour l’essence et le diesel.
Alimentation
Situation actuelle
Fourrages protéagineux
L’importation en Suisse des fourrages protéagineux est fortement limitée depuis plusieurs semaines. Le tourteau de soja, principal produit utilisé, est un sous-produit riche en protéines issu de la production d’huile de soja. À l’heure actuelle, aussi bien la livraison des fèves de soja aux usines de transformation que le transport du tourteau de soja vers la Suisse sont impactés, notamment en raison du bas niveau du Rhin et du Danube. Autre facteur aggravant, la disponibilité du fourrage grossier est réduite à cause de la longue période de sécheresse, ce qui pousse les paysans à ajouter davantage de protéagineux dans les rations. Partant, le besoin accru de protéagineux se conjugue à un contexte où les importations et l’approvisionnement sont limités.
Le délégué à l’approvisionnement économique du pays a autorisé, à compter du 1er septembre 2026, un découvert temporaire dans les réserves obligatoires de protéagineux destinés à l’alimentation animale. Jusqu’à fin février 2027, il sera ainsi possible de prélever au maximum 20 % (soit près de 16 000 tonnes) de la quantité totale stockée à titre obligatoire.
Les conflits au Proche-Orient et au Moyen-Orient n’ont pour l’instant pas d’impact direct sur la disponibilité des marchandises en septembre.
Vu le bas niveau du Rhin, le transport fluvial est de facto à l’arrêt. Les bateaux passant par Maxau sont actuellement chargés au maximum à 400 t, ce qui signifie qu’il faut environ 5 bateaux pour transporter la cargaison d’un seul bateau en temps normal ; il arrive par ailleurs que tous les créneaux de chargement soient complets.
Une interruption de la production à la raffinerie de Cressier au début du mois de septembre a encore péjoré la situation d’approvisionnement de la Suisse en produits pétroliers, déjà mise à mal par la restriction des transports sur le Rhin. Les événements actuels concernent principalement l’approvisionnement en essence et en diesel. En revanche, aucune pénurie de mazout ou de kérosène ne se profile actuellement.
Les volumes prélevés devront être restockés dans un délai de six mois à compter de la levée de la mesure.
FAQ
Raffinerie de Cressier
En tant qu’unique raffinerie du pays, la raffinerie de Cressier constitue un des piliers majeurs de l’approvisionnement pétrolier du pays. Elle raffine du pétrole brut pour produire de l’essence, du diesel, du mazout et, ponctuellement, de petites quantités de kérosène. Le secteur est toutefois bien organisé et dispose d’un portefeuille diversifié de fournisseurs et de stocks librement disponibles (stocks commerciaux). Ces stocks commerciaux permettent en principe de couvrir les besoins usuels pendant quelques semaines.
La production de la raffinerie de Cressier permet de couvrir entre 30 et 40 % de la consommation suisse d’essence, de diesel et de mazout. Elle est d’importance secondaire pour ce qui est du kérosène. La suspension de la production n’a pas de grand impact sur la disponibilité du mazout, dont les stocks actuels, particulièrement hauts, font face à une demande particulièrement basse.
En raison du contexte actuel, les stocks commerciaux de diesel et d’essence sont relativement faibles, et ce pour deux raisons :
les marchés pétroliers connaissent un climat de grande incertitude et des prix élevés depuis le début de la guerre en Iran ; le bas niveau du Rhin ces dernières semaines a contribué à la diminution et au renchérissement des marchandises transportées sur ce fleuve.
Les travaux de maintenance effectués sur la raffinerie de Cressier coïncident avec une situation d’approvisionnement en produits pétroliers tendue depuis plusieurs semaines déjà.
Afin de combler la lacune d’approvisionnement, le délégué à l’approvisionnement économique du pays a autorisé un découvert temporaire dans les réserves obligatoires d’essence et de diesel pour la durée probable de l’interruption de la production, à savoir 2 semaines. Cette mesure permet d’assurer une disponibilité continue de l’essence et du diesel, y compris pendant la durée des travaux de maintenance.
La raffinerie de Cressier a dû être mise à l’arrêt en octobre 2015 en raison d’une fuite dans un échangeur de chaleur (problème d’étanchéité) et avait interrompu sa production pendant deux semaines. Cette suspension d’activité était intervenue, comme aujourd’hui, alors que le niveau du Rhin était bas et que le réseau ferroviaire, saturé, ne permettait pas de livraisons supplémentaires en Suisse par wagon-citerne. La libération d’environ 140 000 m3 de carburants issus des réserves obligatoires avait cette année-là permis de couvrir l’intégralité de la demande. Pour les consommateurs, cette pénurie est donc restée inaperçue.
Le secteur pétrolier se fournit aussi auprès de raffineries allemandes et de la France (diesel de Fos-sur-Mer via le pipeline exploité par Sappro). L’arrêt de la production à Cressier ne peut toutefois pas être entièrement compensé dans les circonstances actuelles. L’importation de produits des raffineries allemandes est limitée du fait du bas niveau du Rhin et la saturation actuelle du rail ne permet pas le transport des quantités requises. Il n’est par ailleurs pas possible d’augmenter à court terme les volumes transportés par le pipeline Marseille-Genève, une telle manœuvre demandant 2 à 3 semaines de préparation.
Non. L’approvisionnement de la Suisse en essence, diesel et autres produits pétroliers reste assuré grâce aux efforts supplémentaires déployés par le secteur et à la possibilité de puiser dans les réserves obligatoires (cf. Stockage stratégique).
En cas de pénurie, les entreprises du secteur détiennent et gèrent sur ordre de la Confédération des réserves obligatoires, qui peuvent être au besoin libérées pour garantir l’approvisionnement.
Le 8 septembre 2026, le délégué à l’approvisionnement économique du pays a autorisé, dans un premier temps, du 8 au 20 septembre, le prélèvement de quantités limitées dans les réserves obligatoires de produits pétroliers par le biais d’un découvert temporaire dans les réserves obligatoires. Dans ce cadre, il est possible de puiser du diesel et de l’essence issus des réserves obligatoires.
Les stocks commerciaux sont détenus par les entreprises dans le cadre de leur exploitation courante. Le volume de ces stocks dépend des besoins économiques, fixés à l’interne par les entreprises.
Les réserves obligatoires, qui relèvent d’une obligation légale, sont détenues en plus des stocks commerciaux ; elles visent à garantir la disponibilité de biens vitaux dans l’éventualité de pénurie ou de crises. Elles ne sont donc pas destinées à l’activité commerciale courante, mais servent à assurer la sécurité de l’approvisionnement. Les réserves obligatoires appartiennent aux entreprises, et peuvent être libérées à la demande de la Confédération.
C’est le secteur privé qui est chargé de l’approvisionnement et qui prend les décisions entrepreneuriales à cette fin.
La branche exploite les différentes voies d’approvisionnement dont dispose la Suisse pour se fournir en produits pétroliers. La Confédération n’a donc aucune raison de promouvoir ou de soutenir des infrastructures spécifiques.
Oui, si les travaux de maintenance devaient se prolonger par rapport à ce qui est prévu, l’approvisionnement de la Suissse en produits pétroliers pourrait être assuré grâce à des efforts supplémentaires de la branche et, au besoin, du prélèvement d’un plus grand volume dans les réserves obligatoires.
L'approvisionnement en produits pétroliers et les stocks obligatoires
Il n’est pas possible de faire des prévisions fiables pour un avenir plus lointain en raison du fonctionnement du marché pétrolier. La planification pour le mois suivant s’y effectue au cours de la deuxième quinzaine du mois en cours. L’appréciation « assuré jusqu’à la fin du mois X » ne signifie toutefois pas qu’il y aura des problèmes d’approvisionnement à partir du mois « X+1 ».
Assurer l’approvisionnement de la Suisse en produits pétroliers est une tâche qui incombe aux entreprises, en temps normal comme en cas de pénurie. En cas de libération de réserves obligatoires, la marchandise stockée est écoulée sur le marché par les canaux habituels et partant, auprès des acteurs économiques usuels. Il n’y a pas de traitement prioritaire accordé à certaines branches, prestataires de services ou autorités et organisations chargées du sauvetage et de la sécurité (AOSS). Les AOSS, en particulier, sont tenues de mettre en œuvre les mesures prévues dans le guide AOSS.
Lorsque des produits pétroliers sont prélevés dans les réserves obligatoires, ils ne sont pas vendus à des prix préférentiels ou fixés par l’État, mais aux prix du marché. La formation des prix obéit aux mécanismes du marché usuels.
Aucun suivi particulier du marché n’est prévu. Les réserves obligatoires viennent simplement combler le manque de disponibilité des produits sur le marché. Prenons le cas du carburant : les exploitants de stations-services déterminent leur prix comme à l’accoutumée, selon les mécanismes du marché usuels.
L’Approvisionnement économique du pays a pour mandat légal de n’intervenir qu’en cas de pénurie de produits pétroliers. Il n’a aucun moyen d’influer sur l’évolution des prix. Les prix sont toutefois suivis tant sur les marchés de gros que dans le secteur des transports et chez les clients finaux, car ils peuvent refléter une pénurie sur le marché.
L’organisation de la libération des réserves obligatoires a jusqu’ici permis de couvrir l’intégralité de la demande. N.B. : il faut partir du principe que les importations restent possibles, même si c’est de manière limitée ; la hausse des prix entraîne une baisse de la demande. Il faut donc satisfaire une moindre demande.
En plus de la libération de réserves obligatoires, le Conseil fédéral peut mettre en place des mesures touchant la demande. Il peut appeler à économiser l’énergie de manière volontaire, à adopter une conduite économe en carburant ou à privilégier les transports en commun. Il peut aussi édicter des mesures plus rigoureuses, comme des réductions de vitesse, pour faire baisser la consommation de carburant.
Des mesures de contingentement ou de rationnement ont été préparées de manière conceptuelle. Leur mise en œuvre serait coûteuse et reste, somme toute, peu probable, car il n’y serait fait recours que si les autres mesures s’avéraient insuffisantes et si la pénurie persistait.
Les réserves obligatoires sont soumises à des prescriptions quantitatives dans l’optique de garantir la sécurité de l’approvisionnement de la Suisse. Les quantités à stocker – hormis dans le secteur pharmaceutique – sont calculées sur la base des ventes moyennes des trois années précédentes. Or le niveau effectif des réserves peut, dans certains domaines, s’écarter des objectifs fixés. Les réserves doivent atteindre les valeurs cibles au plus tard le 30 juin de l’année suivante. En général, la couverture de stock des réserves est de trois à quatre mois.
Actuellement, les réserves obligatoires de kérosène couvrent, comme présenté dans le tableau ci-dessous, environ 76 jours, et non les 90 jours prévus. Pour le mazout, l’essence et le diesel, les volumes sont supérieurs aux valeurs cibles.
Il convient de noter que tant les valeurs cibles que les valeurs réelles des réserves obligatoires sont le fruit de calculs. Elles indiquent la couverture de stock théorique des réserves obligatoires dans l’hypothèse où plus aucune importation ne serait possible et où la consommation resterait au niveau actuel. Ces hypothèses ne reflètent toutefois pas l’expérience réelle en cas de crise. Même lors des graves crises énergétiques du passé – comme lors de la crise pétrolière de 1973 –, les importations ont pu se poursuivre. Des crises ont en outre montré que la consommation diminue considérablement en situation de pénurie. Dans la pratique, les réserves obligatoires permettent donc de combler les pénuries sur une période bien plus longue que ne le laissent supposer les valeurs cibles et réelles calculées.
Voici un aperçu des réserves obligatoires de produits pétroliers :
Ce découvert temporaire s’explique essentiellement par deux facteurs :
Le calcul des quantités à stocker se base sur le volume moyen des ventes des trois années précédentes. Depuis la fin de la pandémie de COVID-19, les ventes de kérosène ont fortement augmenté, appelant également un relèvement a posteriori des réserves obligatoires. étant donné que ce relèvement se fait progressivement, le niveau des réserves obligatoires est temporairement inférieur aux valeurs cibles qui découlent de la forte hausse de la demande récemment observée.
Des évolutions sur le marché des importateurs ont en outre des répercussions sur l’ajustement des réserves obligatoires. Les nouveaux importateurs disposent d’un délai légal de trois ans pour atteindre leur objectif de stockage obligatoire, tandis que les entreprises détenant déjà des réserves ont un délai d’un an pour adapter les volumes stockés dans le cadre d’un relèvement ordinaire des valeurs cibles lié aux ventes. Ces ajustements s’effectuent de manière progressive et planifiable, car les volumes supplémentaires destinés aux réserves obligatoires doivent être importés en plus du kérosène requis pour l’approvisionnement ordinaire, en tenant compte des contraintes logistiques existantes.
Il convient de noter que tant les valeurs cibles que les valeurs réelles des réserves obligatoires sont le fruit de calculs. Elles indiquent la couverture de stock théorique des réserves obligatoires dans l’hypothèse où plus aucune importation ne serait possible et où la consommation resterait au niveau actuel. Ces hypothèses ne reflètent toutefois pas l’expérience réelle en cas de crise.
Même lors des crises d’approvisionnement les plus graves rencontrées, comme lors de la crise pétrolière de 1973 ou de la pandémie de COVID-19 en 2020, les importations ont pu se poursuivre. Ces crises ont en outre montré que la consommation diminue considérablement en situation de pénurie. Dans la pratique, les réserves obligatoires permettent donc de combler les pénuries sur une période bien plus longue que ne le laissent supposer les valeurs cibles et réelles calculées.
N’étant pas membre de l’Union européenne, la Suisse n’est pas liée par la solidarité énergétique. Elle n’en reste pas moins intéressée par une coordination des approches à l’échelle européenne, au regard de l’imbrication des chaînes d’approvisionnement et des marchés.
Les entreprises qui constituent des réserves obligatoires doivent le faire pour soutenir l’offre en Suisse. La marchandise stockée est destinée à combler une pénurie grave en Suisse, ou tout au moins à l’atténuer. En cas de libération de réserves, les entreprises concernées écoulent la marchandise sur le marché suisse via les canaux d’approvisionnement usuels. Aucune distinction n’est opérée, à la vente, entre la marchandise issue des réserves obligatoires et celle provenant des stocks standard.
Nos pays voisins disposent également de réserves obligatoires d’essence et de diesel, auxquelles ils peuvent recourir pour éviter une pénurie. Le tourisme à la pompe est un phénomène normal dès lors qu’il y a une différence de prix à la pompe entre les pays. Toutefois, les conducteurs n’ont pas intérêt à se déplacer au-delà d’un certain périmètre, au risque d’engloutir les économies réalisées par le trajet supplémentaire. Actuellement, les prix des carburants en Suisse sont tendanciellement plus élevés qu’en Italie et en Autriche, et tendanciellement plus bas qu’en Allemagne. Pour ce qui concerne la France, il n’y a pas de différence de prix claire.
Le tourisme à la pompe est peu encadré dans le domaine de l’aviation. Un règlement de l’UE, qui a également été repris dans le droit suisse, dispose que les compagnies aériennes doivent, à l’aéroport de départ, remplir les réservoirs de leurs avions de sorte à disposer d’au moins 90 % du carburant nécessaire pour le vol suivant. Cette règle doit être respectée de manière annualisée pour chaque aéroport, preuve à l’appui. Une dérogation peut toutefois être demandée si la quantité de kérosène pouvant être retirée à la pompe est réduite pour cause de pénurie. Cette règle n’est donc pas déterminante dans une situation de pénurie. L’exécution de cette disposition est coordonnée au niveau européen ; en Suisse, elle est du ressort de l’Office fédéral de l’aviation civile (OFAC).
Il convient de préciser que la marge de manœuvre est limitée par les capacités des réservoirs des avions utilisés. Sans compter que plus les réservoirs sont remplis, plus la consommation de kérosène, et avec elle, la pression sur les coûts, augmente à cause du poids supplémentaire. Enfin, les autres pays européens disposent également de réserves obligatoires de kérosène auxquelles ils peuvent recourir en cas de pénurie.
À la différence du kérosène, l’essence d’aviation est principalement utilisée pour les avions de petite dimension et les avions de sport dotés de moteurs à hélices, et n’a pas d’importance pour l’approvisionnement du pays.
L’approvisionnement en services de transport et de logistique est assuré.
La navigabilité du Rhin est fortement restreinte en raison du niveau très bas des eaux.
Produits thérapeutiques
La disponibilité de certains principes actifs est limitée. En cas de notification de pénurie, le recours aux réserves obligatoires est autorisé lorsqu’il est nécessaire.
FAQ
À l’heure actuelle, l’approvisionnement en médicaments de la Suisse n’est pas affecté par la guerre en Iran, mais cela pourrait changer. Selon son évolution et sa durée, la guerre pourrait avoir des conséquences concrètes sur la production de médicaments, que ce soit en raison des composants pétrochimiques qui sont nécessaires à la fabrication des médicaments ou à cause de problèmes logistiques qui se répercuteraient sur l’approvisionnement. La production pharmaceutique est mondialisée, et de nombreux sites de production se situent en Asie. On y produit avant tout des principes actifs et des adjuvants destinés à être transportés dans d’autres pays pour y être transformés.
Industrie
L’approvisionnement en biens industriels est actuellement assuré. Aucune mesure n’est actuellement en vigueur ou prévue.
FAQ
Cela dépend beaucoup de la durée de la guerre et du blocage des transports maritimes. Des risques de sous-approvisionnement planent toutefois sur certains produits industriels et précurseurs, comme les lubrifiants, l’AdBlue, l’hélium et d’autres produits de l’industrie pétrochimique.
Technologies de l’information et de la communication (TIC)
L’approvisionnement en services d’information et de communication est assuré. Aucune mesure n’est actuellement en vigueur ou prévue.